la dislocation précoce de la glace sur les rivières et les lacs, l'allongement de la période de végétation aux latitudes moyennes à élevées, la progression en altitude ou le déplacement vers les pôles des aires de distribution géographique d'un certain nombre d'espèces végétales et animales, la régression de certaines populations végétales et animales et la précocité de la floraison des arbres, de l'apparition des insectes et de la ponte des oiseaux.
2. Les systèmes naturels et humains sont vulnérables à l'évolution du climat en raison de leur capacité d'adaptation limitée. Cette vulnérabilité varie selon l'emplacement géographique, le moment considéré et les conditions sociales, économiques et environnementales. Cependant, ces systèmes sont également sensibles à l'évolution de facteurs socio-économiques tels que les déplacements de populations ou les changements d'affectation des sols, et l'influence respective des facteurs climatiques et des facteurs socioéconomiques est généralement difficile à quantifier.
3. Certains phénomènes météorologiques extrêmes devraient augmenter en fréquence et/ou en intensité en raison du réchauffement climatique, ainsi que leurs incidences: pertes en vies humaines, souffrances et dommages matériels. Des répercussions éventuelles à grande échelle, peut-être irréversibles, constituent des risques qui n'ont pas encore été évalués de manière fiable. Leur probabilité est très faible mais elle devrait augmenter avec le rythme, l'ampleur et la durée des changements climatiques.
4. L'homme devra s'adapter et faire face aux conséquences liées aux changements climatiques qu'on ne peut éviter. On peut s'attendre à des pertes économiques, surtout dans les régions les plus pauvres. L'ampleur de ces pertes sera fonction de celle du réchauffement. Encourager l'adaptation aux changements climatiques et contribuer au développement durable et à l'équité peuvent se renforcer mutuellement.
